Oser chanter : nos peurs les plus fréquentes...
- Sandrine Chapuis
- il y a 13 heures
- 3 min de lecture

Il y a quelques jours, j’ai animé un stage autour de la voix et du fait d’oser chanter et expérimenter sa voix.
Au début du stage, j’ai proposé aux participants un petit exercice très simple : écrire anonymement sur un papier la réponse à cette question :
“De quoi aurais-tu peur si tu devais chanter devant nous maintenant ?”
Les réponses se ressemblaient beaucoup.
Peur de chanter faux.
Peur de se tromper.
Peur d’être jugé.
Peur de trembler.
Peur de rougir ou de perdre ses moyens.
En réalité, ce qui fait peur, c'est ce qu'on ne maitrise pas...
Chanter, c’est quelque chose de très intime, c'est une mise à nu.
Quand on chante, on se montre d’une façon différente de quand on parle, on exprime des émotions, on doit gérer notre énergie, gérer notre corps, notre souffle, notre interprétation...
Et pour beaucoup de personnes, cela peut réveiller des souvenirs : une remarque entendue à l’école, quelqu’un qui a dit un jour “tu chantes faux”, ou simplement l’habitude de se comparer aux autres.
Pendant le stage, nous avons pris le temps d’explorer la voix autrement : par le jeu, par le souffle, par des sons simples, parfois même en riant. Nous avons vu comment le corps peut nous aider par l'ancrage, entre autre, comment on peut changer l'intensité de sa voix, comment maitriser ses débuts de son, changer la couleur de sa voix...
Et tout ça sans pression, juste dans le but d'explorer et de passer un bon moment ensemble!
Et petit à petit, quelque chose change!
Les participants se connectent les uns aux autres, la confiance et le lâcher prise apparaissent.
La tension baisse. Le corps se détend. La voix sort plus facilement.
Et surtout, les personnes réalisent qu’elles ne sont pas seules à ressentir ces peurs.
À la fin du stage, j’ai reposé la même question qu’au début :“Si tu devais chanter devant nous maintenant, de quoi aurais-tu peur ?”
Certaines peurs étaient encore là. Mais souvent, elles avaient changé de place. Elles étaient moins fortes, moins bloquantes, voire avait disparu!
Et surtout, il y avait eu quelque chose d’important entre-temps : des rires, des essais, des moments où quelqu’un ose un peu plus que prévu.
Pour moi, c’est là que la voix commence vraiment à s’ouvrir : quand on s’autorise à essayer, sans chercher à être parfait.
Parce qu’au fond, chanter n’est pas seulement une question de technique.
C’est aussi une façon de se rencontrer soi-même.
Voici le témoignage de F. qui a participé au stage :
"Chère Sandrine,
Le retour à la vie quotidienne après ce stage, c'est passé avec un sentiment que ce que j'ai fait m'a apporté énormément de bien-être en moi. Une douce et vive énergie pleine d'amour propre.
En fin de journée, je me suis surprise à chanter dans la voiture avec un alignement, comme si un verrou avait sauté. "
Peut-être que ces peurs vous parlent aussi. Et c’est justement pour cela que j’aime proposer ces espaces autour de la voix : des moments où l’on peut essayer, expérimenter, rire, et se surprendre soi-même.
Parce que la voix ne demande pas d’être parfaite. Elle demande simplement qu’on lui laisse un peu de place.
Si vous avez envie d’explorer votre voix dans ce type de cadre, je propose régulièrement des stages et ateliers autour de la voix!
Commentaires